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Shiro Hamaguchi - SQUAREMUSIC - v8


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Final Fantasy VIII Original Soundtrack

Musique :
Nobuo Uematsu
Orchestration :
Shiro Hamaguchi (CD1 1, CD2 12, CD3 20, CD4 11)
Paroles :
Kazushige Nojima (CD1 1), Taro Yamashita (CD1 1 : traduction), Kako Someya (CD3 20, CD4 11)
Dirigé par :
Katsuaki Nakatani (CD1 1), Koji Haijima (CD4 11)
Sortie : 01/03/1999
Référence : SSCX-10028 (DigiCube)

Introduction :

Jamais un épisode de Final Fantasy n'a été aussi critiqué. Adulé d'un côté, haï de l'autre, Final Fantasy VIII n'avait pourtant rien demandé de plus qu'une part d'attention... Pourquoi continuer à faire des mondes héroïc-fantasy tous plus ressemblants les uns que les autres ? Qui n'a jamais rêvé de voyager dans un monde propre, où tout semble construit dans un souci de création du "beau" ?

Nobuo Uematsu a compris les enjeux de ce VIIIème opus... Avec Final Fantasy VIII Original Soundtrack, il nous offre une vision new-age de la fantasy, créant au final un chef-d'œuvre parfaitement à la hauteur du jeu. Après la "crise" de FFVII, le Uematsu revient à la charge et on ne peut que s'incliner. Passons maintenant au peigne fin l'un des albums les plus marquant de 99.

Critique CD1 :
  1. Liberi Fatali : Je me rappelle la première fois que j'ai tenu Final Fantasy VIII OST dans mes mains, c'était à Noël 99. Je n'avais pas encore écouté ce bijou, mais j'avais feuilleté le livret. Mon frère, voyant le nom "Liberi Fatali", m'interpella... "Tiens, y a une chanson en latin dans FFVIII ?" Incrédule, je lui dis... "Euh, je ne sais pas." Jusqu'à présent, je n'avais pas fait attention aux chœurs de Liberi Fatali, ou plutôt à leur langue. Mon frère poursuivit : "Regarde, ce nom-là, c'est du latin." Il pointait du doigt le nom de la musique, puis tourna les quelques pages jusqu'aux paroles. C'était la première du disque 1, alors je repris dans ma tête le jeu, en suivant l'ordre chronologique. La première musique que l'on entend, Overture, n'est qu'une pièce au synthétiseur, sans paroles. Puis j'ai tilté. Il s'agissait bel et bien de l'introduction jeu, ce que l'on se prend dans les dents lorsqu'on appuie fébrilement sur "Nouvelle partie". Révélation. J'adorais la musique, mais le fait de l'entendre hors jeu me fait frissonner. Je compris bel et bien qu'ils avaient osé, les bougres, chez Squaresoft, commencer l'OST par cette merveille incommensurablement géniale. C'était la seconde fois que j'entendais Uematsu au travail, après FFVII. J'étais par terre. Cette pièce totalement orchestrée n'est ni plus ni moins que le gros point fort de cette OST, même s'il y en a d'autres, évidemment. Après un petit "Fithos Lusec Wecos Vinosec" féminisé, nous assistons à l'arrivée d'un crescendo dramatique. Le début a beau être ensoleillé, on sent vite venir la puissance des ténèbres... Les chœurs mixtes confirment cette noirceur, qui est finalement appuyée par la puissance des violons. Vers 1 minute 15, tout se coupe brutalement, pour un passage plus calme mais loin d'être doux pour autant... La reprise se fait vite remarquer, sans cesse plus impressionnante, avant de retomber brutalement, au bout de ces 3 minutes de plaisir. L'harmonie atteint un point à faire jouir n'importe quelle personne mourante. L'orchestration, signée Shirou Hamaguchi, est sans faille. Chaque instrument vient et va sans déranger l'oreille. Je n'aurais jamais imaginé, à cette époque, qu'un thème d'une telle majesté, d'une telle grâce, d'une telle puissance, puisse trouver sa place dans un jeu. Je n'avais peut-être pas compris que la musique reflétait tout simplement le jeu...


  2. Balamb GARDEN : Après cette première track du tonnerre de Dieu, nous arrivons au jeu, le vrai, le seul et l'unique. Ce petit thème bien sympathique est celui de l'université de Balamb, comme son nom l'indique. La douceur qui se dégage de cette musique nous vide la tête. C'est beau, c'est simple, et l'esprit "école" n'est pas négligé pour autant. Du tout bon, donc.


  3. Blue Fields : Point noir... Là où Final Fantasy VII brillait par la longueur imposante mais en aucun ennuyante de son thème de carte du monde, FFVIII dispose d'un thème équivalent plutôt... chiant. C'est trop simple, pas assez entraînant. Les maigres connotations exotiques ne suffisent pas à relever le niveau. Le fond est bien trop léger, et quant à la mélodie, on peut l'imaginer accompagnée d'un rythme avec plus d'entrain, ce serait mieux.


  4. Don't be Afraid : Nous en venons donc au thème de combat, le passage obligé de chaque RPG. Uematsu s'en tire relativement bien, en innovant par rapport aux épisodes ultérieurs. Le rythme, plutôt militaire dans son style, berce une mélodie très entraînante et aux accords accrocheurs. Un concentré de puissance, si vous préférez ! Même si les premières notes mettent du temps à démarrer, on ne peut qu'apprécier le thème à sa pleine puissance dans ce qui suit. L'orchestration devient parfois très héroïque, ce qui laisse présager de la suite du combat...


  5. The Winner : ... évidemment, il s'agit de la fameuse Fanfare, dont la première partie ne rattrape pas la légère médiocrité de la seconde. C'est donc la mélodie que vous connaissez tous, suivi par un étrange passage plutôt laid, aux consonances exotiques.


  6. Find Your Way : Place maintenant à une petite merveille. Cette 6ème piste est un nouveau coup de force de la part de Nobuo. On y ressent une sensation toute particulière, comme si on était perdu dans un lieu étrange... Et c'est parfaitement cela. Entre passages assez entraînants et d'autres plutôt mystérieux, Find Your Way est un thème rafraîchissant et, même si peu original finalement, vraiment envoûtant.





  7. SeeD : On replonge malheureusement dans la médiocrité avec cette chose sur laquelle je n'oserais pas m'étendre. L'ambiance militaire est certes facilement remarquable, mais tellement désagréable à l'écoute...


  8. The Landing : Et en remonte brutalement, pour "ceci", exemple de la puissance géniale dont Uematsu sait faire preuve. A séquence fantastique, musique excellente ! The Landing a marqué bon nombre d'esprit, car avec une telle débauche d'instruments et une aussi bonne trame, on ne peut que s'incliner. Le début, rythmé par des battements de cœur, adopte un style assez nostalgique, mais tout s'envole finalement vers les 40 secondes. Et tout explose, pour nous donner ce petit bijou d'atterrissage. Le rythme, plus qu'entraînant, se mêle admirablement à la mélodie héroïque, malgré différents passages plus sombres et inquiétants. Un morceau fabuleux donc, qui brille sur ce premier disque.


  9. Starting Up : Nous avons maintenant une musique destinée à une séquence cinématique. Ambiance inquiétante durant la première partie, laissant finalement place à un passage plus énergique et rythmé, mais gardant la tonalité sombre... Rien de bien excitant, au contraire.


  10. Force Your Way : Voici par contre quelque chose de nettement mieux ! Il ne s'agit ni plus ni moins que du thème des boss, que Uematsu réussit à merveille, bien évidemment. Il s'agit sans doute du meilleur des trois épisodes PlayStation. Le rythme est excellent, ponctué de coups de batterie admirablement bien placés, et la mélodie très entraînante suit le tout. Le début met tout de suite dans le bain, mais mon passage préféré demeure vers la fin, à partir d'une minute. La mélodie est excellente, surtout dans sa reprise, où tous les instruments s'envolent dans un passage entraînant au possible. La force de Force Your Way est qu'elle ne plonge jamais dans des passages mauvais, elle garde un niveau excellent du début à la fin, ce qui finalement est bien digne d'un thème de boss... Excellent donc.


  11. The Loser : Et si on perd, on entend ça... Si on compare à la Fanfare, je pense qu'on ne peut faire qu'une seule chose à chaque combat : se laisser mourir. Un travail divin de la part de Nobuo. Le début, triste et mélancolique, dispose d'une orchestration d'une pureté à couper les pâquerettes même quand il n'y en a pas. La fin entonne évidemment un Prelude à la harpe, lui aussi splendide. Des petits chœurs féminins se glissent entre les accords, ce qui renforce la beauté. Fondage, donc.


  12. Never Look Back : On perd bien vite la poésie du Game Over. Cette piste est très stressante, du fait qu'elle n'utilise qu'un rythme. Les rares morceaux de mélodie ne sont pas suffisamment intéressants. On a au final un morceau purement ambiant, qui remplit toutefois très bien sa fonction dans le jeu.


  13. Dead End : A nouveau un thème destiné à une séquence cinématique. Sa maigre minute 11 est constituée par des instruments rythmiques très inquiétants et sombres. La mélodie, aux notes graves, appuie cette impression malsaine. Mais je ne m'étendrais pas davantage, mes oreilles me demandent de passer.


  14. Breezy : Retour au calme avec ce petit solo de guitare qui sert de fond à la sympathique ville de Balamb. C'est joli, mais on s'en lasse malheureusement bien vite. En tout cas, il s'en dégage une atmosphère ensoleillée et apaisante. Cela nous change des thèmes de ville habituels de Nobuo.





  15. Shuffle or Boogie : Et maintenant, place au thème du jeu de cartes, le Triple Triad ! Plutôt délirant, il est constitué par une mélodie bizarre, dont le son n'arrange rien à son état. Le fond est ponctué de claquements de main, avec comme un son métallique. Peut-être que certains trouvent cette musique bien, moi en tout cas elle m'énerve assez vite... C'est dommage, vu la durée de certaines parties de cartes !


  16. Waltz for the Moon : Madame la Lune, m'accorderez-vous cette valse ? Nous en venons donc à cette jolie reprise du thème principal du jeu. C'est orchestré à la manière d'une valse évidemment, et on peut dire que Uematsu réussit bien son coup. Mais il n'y a rien de plus appréciable que de voir la séquence qui va avec la musique... En tout cas, j'en viens à la même conclusion de Shuffle or Boogie : certains aiment, je l'imagine, mais moi elle ne suffit pas à me combler.


  17. Tell Me : Celle-ci par exemple me rend beaucoup plus joyeux, malgré l'atmosphère presque mélancolique qui s'en dégage. Cette reprise d'un autre thème récurrent du jeu est extraordinaire, surtout compte tenu de la magnifique orchestration. Uematsu nous offre là un thème doté d'un grand romantisme (pouah) mais aussi de beaucoup de rêve (ahhh...). Lorsque les instruments décollent, après un début tout doux, je suis vraiment heureux. Une pièce donc très expressive.


  18. Fear : Le nom résume admirablement bien la musique. Il s'agit d'un morceau assez inquiétant, donnant une ambiance pourtant pleine de fatalité par endroits, notamment lorsque le clavecin apparaît, vers la fin. Le reste demeure tout de même assez banal, il s'agit plus d'un thème d'ambiance qu'autre chose.


  19. The Man with the Machine Gun : Houuuuuu... Lorsque j'ai entendu ça dans le jeu pour la première fois, j'ai eu des frissons. De... la... techno ? Je me rassurais rapidement en me disant que cette musique avait une mélodie, contrairement à la techno, ce tas informe de sons qui ne mérite même pas de se faire appeler musique. The Man with the Machine Gun est véritablement impressionnante, surtout qu'elle donne une furieuse envie de se battre. En plus de sa, son style justifie à merveille les séquences du jeu où on l'entend : il s'agit de rêves bien entendu ! Ah, je ne l'ai pas encore précisé, c'est un thème de combat. Je préfère franchement ce thème à Don't be Afraid, parce que le style est inattendu mais tellement charmeur ! Un Uematsu comme on aurait jamais pensé l'avoir.


  20. Julia : Reprise du thème principal au piano... Composé et joué par Julia Heartilly, ce morceau est superbe et harmonieux. La pureté atteint un point très élevé, et... Et que puis-je dire de plus ? C'est malheureusement trop court... Heureusement que Eyes on Me est sur le Piano Collections...


  21. Roses and Wine : Histoire de continuer dans la douceur et la pureté, voici un autre thème magnifique. Sa simplicité et sa légèreté suffisent à vous remplir de sentiments nombreux. Partagée entre amour et mélancolie, Roses and Wine vous propose un petit rythme à la guitare, sur laquelle une mélodie très négligée se place. C'est tellement simple, mais tellement beau... Je reste en admiration.


  22. Junction : C'est alors qu'arrive sur nos tympans cette chère harpe qui constitue habituellement le Prelude. Junction ressemble assez au Prelude, mais le jeu est plus rapide et surtout nettement plus mystérieux. Nouvel exemple de la puissance de Uematsu dans les musiques surtout destinés à créer une ambiance. On s'en lasse en revanche assez vite, car c'est très répétitif. Heureusement, la durée n'est pas exorbitante... En 1 minute 40, c'est fini.


  23. Timber Owls : Et on achève cette première galette avec un morceau tout aussi ambiant mais dans un genre absolument différent. Elle résume à elle toute seule le groupe de résistants de Timber : simples, sans grands moyens. Les sons utilisés ne sortent pas tous d'instruments, comme des coups de casserole par exemple, ou bien encore une horloge. Un style étrange mais sympathique. Par contre, à écouter...
Critique CD2 :
  1. My Mind : Comme le thème du jeu est l'amour, il faut évidemment des thèmes qui s'y rapportent. Voici l'un d'entre eux, que j'aime bien sans pour autant baver à chaque écoute. En plus, moi et le romantisme... Enfin bref. Uematsu traite ici son thème dans le bon ton, on comprend immédiatement qu'il y a de l'amour derrière tout ça. Les sons sont très doux et le style assez langoureux. Quant à la mélodie, c'est le thème principal.


  2. The Mission : Venons-en à ceci, beaucoup plus entraînant. Le titre doit être justifié après tout. L'aspect tactique de la mission que vous avez à accomplir sur fond de cette musique est assez bien retranscrit, mais on sent davantage que le temps et contre nous. Les différents passages se succèdent plutôt bien. Le début, avec un fond musical répété, suivi par un autre morceau plus "calme", se fait finalement suivre par un passage où un son "informatique" orne le fond. Pour conclure, c'est du bon boulot.


  3. Martial Law : Style très occidental pour cette piste que j'avoue bien aimer. Il s'en dégage une atmosphère tout à fait intéressante, et surtout collant à merveille avec la ville de Timber. Le rythme et la mélodie se mêlent juste comme il faut, alors qu'on admire différents "ornements", surtout au début, avec l'espèce de harpe. Des coups lourds sont également présents, mais on se demande encore pourquoi ils sont là...


  4. Cactus Jack (Galbadian Anthem) : Petite originalité de la part de Nobuo : on a droit à un hymne national ! L'aspect militaire ne démord pas à la règle des hymnes nationaux, c'est-à-dire tout ce qu'il y a de plus triomphal. Les nombreux instruments à vent et la batterie sont plutôt réussis. Au final, ce thème, assez court, est pas mal du tout.


  5. Only a Plank Between One and Perdition : Pas question de rester planté là. Voici une musique dynamique mais inquiétante à souhait. Le rythme est puissant mais laisse la mélodie se faufiler. Par moment, le style est très "arabique". C'est une musique à la Uematsu, elle rappelle d'ailleurs un peu ses créations sur FFVII. Bien stressante et entraînante, Only a Plank Between One and Perdition (sacré nom tout de même) est superbe.


  6. SUCCESSION OF WITCHES : Première musique rendant hommage à la sorcellerie, un des grands thèmes du jeu. Le clavecin, plutôt doux, ensuite accompagné du désormais célèbre anagramme "Fithos Lusec Wecos Vinosec", donne une sacrée ambiance. Quelques cloches par-ci par-là la renforcent. Vers la fin, place à une partie plus mystique, avec des instruments à vent, avant de s'achever sur un magnifique final orchestral... Je suis vraiment charmé.





  7. Galbadia GARDEN : Après une introduction militaire assez sobre, une musique d'ambiance "inquiétante" s'installe. Des bruits de fond sombres et tournés vers les notes graves bercent vos oreilles. Une basse discrète accompagne le tout, donnant une atmosphère vraiment malsaine... Du grand art, malgré tout lassant.


  8. Unrest : Après cette suite de thèmes de qualité, place à une petite horreur. Moche, composée de sons affreux et sans aucune structure, cette musique est à éviter. Malgré tout, elle réussit à faire passer un sentiment tragique.


  9. Under Her Control : Toujours cette ambiance noirâtre... Ici, c'est un thème de ville plutôt sympathique, à l'atmosphère nocturne prononcée, et surtout justifiée, car Deling City est toujours plongée dans la nuit. Bien que vite ennuyeuse, cette musique est assez bonne ! Elle est à préférer néanmoins avec son décor sous les yeux, ce qui est le cas de pas mal de thèmes de jeux !


  10. The Stage is Set : Place au combat ! Voici un morceau excellent qui sait nous motiver directement. Le rythme militaire ne fait qu'appuyer la mélodie héroïque. Vers la fin, on a droit à une trompette pour un passage démentiel donnant encore plus envie de brandir son arme. Uematsu réussit un tour de force et nous conquit le cœur à nouveau... Mais nous avons encore à nous accrocher, car ce n'est que le début. Le début d'une des meilleures séquences du jeu !!!


  11. A Sacrifice : Retour du mystique dans cette pièce qui en impose par l'ambiance tragique qu'il balance dans nos tympans... On note évidemment des similitudes avec SUCCESSION OF WITCHES (énervant ce nom en majuscules), mais j'avoue préférer A Sacrifice, car elle est mieux "meublée" (moins vide, si vous préférez...). Le clavecin est toujours là, avec un fond orchestral et une mélodie orchestraux. C'est sûr, les sorcières ne sont pas gentilles.


  12. FITHOS LUSEC WECOS VINOSEC : Gros moyens déployés pour cette plage plus que marquante... Toujours aussi tragique, elle est baignée dans une ambiance inquiétante du meilleur effet. Les chœurs (des vrais !) font résonner chaque Fithos, chaque Lusec, chaque Wecos et chaque Vinosec dans notre pauvre petite tête sans défense, sans compter que le rythme, très orienté percussions, appuie encore plus le tout. Nobuo fouteur d'ambiance démoniaque à ses heures nous offre un cadeau au-delà de nos espérances : c'est vraiment... du tout bon.


  13. Intruders : On retombe bien bas avec un thème d'ambiance destiné à des égouts... Dans le jeu, mais aussi dans l'OST. Je préfère la passer vite fait car l'écouter me tape franchement sur le système.





  14. Premonition : Celle-ci, elle calme grave. Elle tue la gueule. Elle déchire sa maman. Je kiffe grave. Après ce passage peu sérieux, place à la grâce qui m'habite (et oui je me la pète). Cet extraordinaire thème de combat me fait pleurer et jouir à chaque fois que j'ai le bonheur de l'entendre... Très entraînante, appuyée par une ambiance mystique et inquiétante du tonnerre de Dieu, Premonition est sans conteste le point culminant de ce second CD. Absolument géniale, rythmée, avec une mélodie à carboniser un croque-monsieur à distance. C'est dans ces moments-là que j'ai le plus envie de terminer mon autel géant en l'honneur du génie Uematsu.


  15. Wounded : Trop moche pour que je puisse en juger. Et après Premonition, en plus ? Vous rigolez !


  16. Fragments of Memories : Rien qu'une boîte à musique pour cette track toute douce... Une fois de plus, on sent comme un "rêve", ce qui justifie donc le jeu... La mélodie est fort belle mais bien vite lassante, manquant d'originalité. Un seul instrument quand même... c'est pas assez, Nobuo !


  17. Jailed : Musique d'ambiance une fois de plus. Sombre et inquiétante mais pas vraiment intéressante. Elle met une bonne atmosphère malsaine et on a bien l'impression d'être prisonnier, mais jamais je ne resterais en extase devant. On passe !


  18. Rivals : Un peu plus intéressant... Tout ce qu'il y a de plus oppressant, mais sans réveiller les foules pour autant. La mélodie, composée de vents, est certes bien tourné, mais le tout semble un brin vide. A ne pas dissocier du jeu, surtout !


  19. Ami : Et pour clôturer un CD, rien de mieux qu'un petit solo de piano pour réconcilier tout le monde. Le thème de "l'amitié" du jeu refait surface dans un habillage piano très beau. Un fond orchestral vient même se mêler au noble instrument aux touches blanches et noires. La mélodie est excellente, se renouvelant sans cesse pour nous donner un immense sourire. De plus, elle est longue, ce qui accentue le plaisir. Ami est géniale... amicale à souhait.
Critique CD3 :
  1. The Spy : Ambiance plus décontractée pour ce thème qui prend pourtant place dans une scène d’infiltration… Des instruments "swift" sont utilisés pour créer une atmosphère sombre mais en aucun cas inquiétante, ce qui semblerait étrange mais qui est pourtant génial. Une maigre batterie en fond appuie la guitare, jusqu’à ce qu’une mélodie avec un son proche de l’harmonica n’arrive. Un passage avec un fond orchestral s’ensuit. Une musique classe qui prône bien en ce début de CD3.


  2. Retaliation : Un thème très court car accompagnant une séquence cinématique. La forme générale est donc très proche de ce que l’on peut entendre dans le milieu du cinéma. Orchestrale, avec un rythme militaire, elle est entraînante à souhait, avant de finir sur un passage plus inquiétant. Ces maigres 45 secondes ne font toutefois pas le poids face à ce qui suit.


  3. Movin' : Pour compenser la musique précédente, celle-ci dure plus de... 5 minutes ! Et quelles 5 minutes ! Movin’ est un petit bijou comme Uematsu sait nous en faire. Le style général est très militaire, mais aussi entraînant. La mélodie qui s’installe vers 1 minute donne en effet une folle envie de se battre, bien que le rythme n’y soit pas encore très fort. Il faut attendre la fin du passage orchestral copiant Retaliation pour obtenir la musique définitive... qui cette fois-ci est fortement rythmée, grâce à un son métallique. Au final, un thème très long mais très bon ! Nobuo se lâche dans ce morceau qui dépasse quand même la barre des 300 secondes.


  4. Blue Sky : Retour à une musique "cinématique", qui a toutefois du charme. L’orchestration rend la track accueillante et rassurante. Le titre lui convient donc parfaitement. Mais tout cela ne dure aussi que 45 secondes. Dommage.


  5. Drifting : Je crains devoir abandonner toute subjectivité pour parler de ce qui est encore un choc pour moi… Une envolée lyrique de Uematsu ne m’a jamais laissée insensible, mais là je dois avouer que toutes mes défenses se sont effondrées. J’étais pénétré par la force divine de Nobuo. Drifting vous enlèvera à coup sûr le sourire de la track précédente. Cette longue et lente suite d’instruments à vent flanque un coup au moral. La simplicité laisse pourtant se dévoiler l’immense travail fourni. Uematsu donne ainsi toute la mesure de son talent dans la création d’atmosphère mélancolique. Après avoir écouté ce thème, on se sent seul au monde.


  6. Heresy : Place à l’horreur. Non, je ne veux pas dire que la musique est horrible, mais qu’elle prend place dans un sentiment de terreur. L’orgue est seul ici. Enfin, il n’y en a pas qu’un, mais deux. Elles sont complémentaires, l’un jouant la mélodie et l’autre faisant un rythme, malheureusement trop répétitif. Au final, Heresy est à classer dans la catégorie thèmes d’ambiance et ne mérite pas trop d’attention.





  7. Fisherman’s Horizon : Probablement le thème le plus sympathique de ce troisième CD. On découvre ainsi une musique douce, chaleureuse et agréable, donnant une ambiance vraiment excellente à la ville d’Horizon. Il s’en dégage en effet comme une sorte de bien-être. La mélodie, à la flûte puis à la flûte de pan, est joliment agrémentée d’un rythme léger, aux tonalités assez "maritimes". Bref, c’est un morceau à écouter pour se relaxer !


  8. ODEKA ke Chocobo : Euh. Mouais !


  9. Where I Belong : ...booyaka. Mon Dieu, c’est quand même un génie Uematsu ! Voici un thème excellent, plein de mélancolie, mais également d’espoir... Ce petit thème, destiné à l’université de Trabia, vous donnera un grand sourire. Il s’en dégage une grande sympathie, tout à fait approprié à la séquence du jeu. L’instrument principal, un son synthé très représentatif du style nostalgique, joue la mélodie d’Ami, alors... Ca ne peut qu’être superbe !


  10. The Oath : Wouh. Une fois de plus, nous sommes décoiffés. Uematsu a sûrement fait la promesse (Oath pour les paumés) de nous émouvoir. Il a réussi le bougre... La puissance qui se dégage de cette 10ème piste est fantastique. Un immense sentiment d’espoir vous surprend, donnant une ambiance fabuleuse, en parfaite symbiose avec le jeu. Impossible de rester insensible devant une telle beauté... L’orchestration est en plus excellente, alors que faire de plus que fondre misérablement comme un glaçon dans un four ? Rien. Ecoutons The Oath.


  11. Slide Show Part1 : Petit intermède débile pour meubler un des rêves de Laguna... Uematsu tombe dans le style cinéma américain en noir et blanc, justifié en plus par un bruit de caméra. C’est assez lent, avec des accords peu entraînants. C’est pas trop mal, mais la Part2 est tout de même plus réussie...


  12. Slide Show Part2 : Vous aimez les films de Chaplin ? Sans nul doute que vous serez surpris par cette musique, qui ressemble à s’y méprendre à celles qui accompagnent les cours métrages de l’immigrant moustachu. C’est donc un très grand cliché, qui fait plus sourire qu’autre chose.


  13. Love Grows : Retour d’un thème roman... Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin, je peux pas le dire. Bon. Disons, un thème sur l’amour. Reprenant le thème principal, il est vraiment superbe, avec des notes longues et douces. On sent vraiment toute l’émotion qui est sensée se dégager de la séquence du jeu associée. Le style orchestral colle à merveille. La mélodie est toujours aussi belle, donc je suis très heureux. Mais... quelque chose de tuant arrive.


  14. The Salt Flats : Bon bah voilà. AAAAAAAHHHHHHHHHH. Cette petite musique est une grande merveille. Absolument fabuleuse. Rah. Ce style, il est... C’est Nobuo. C’est comme ça que je l’adore. Je ne peux pas m’empêcher de jubiler lorsque j’entends ces immeubles de sel... La pureté qui ressort de ce morceau ne peux que me rendre joyeux. Les instruments sont tous prêts à vous prendre avec eux, histoire de vous amener dans un rêve... Un rêve où tout serait blanc. Car le blanc est la couleur qui apparaît directement à vos yeux en écoutant ce thème. Les petites clochettes à la "traîneau du père Noël" contribuent à cette impression. Un piano (synthé) se charge de faire la mélodie, très tournée vers les aigus, et surtout géniale. Elle donne comme une sensation de fraîcheur intense. Des petits chœurs féminisés prennent place par moment, histoire de donner une plus grande majesté encore. Je ne saurais comment vous dire tout l’intérêt que je porte à cette ode à la pureté. C’est comme beaucoup de musiques extraordinaires : impossible de décrire. Il faut écouter.





  15. Trust Me : Faites-moi confiance... Cette reprise d’Ami est franchement belle. Le sentiment de sympathie propre à la mélodie est ici présent, mais dans une forme très douce et légère. La petite flûte, jouant la mélodie, est accompagnée d’un petit son de clochette en rythme. C’est tout. C’est simple. Mais c’est tellement beau.


  16. Silence and Motion : Silence. Le silence est tellement beau. Il permet de voir tout le plus simplement possible. Mais lorsque tout s’anime... Le mouvement. Six minutes d’évasion. Le pays des rêves ouvre enfin une de ses portes, que Nobuo nous invite à franchir. Nous arrivons... La pureté, la beauté, la fraîcheur, la grandeur, la puissance, la majesté, tout ce que vous voulez, de cette piste, suffit à me rendre fabuleusement heureux. J’en pleure presque. Il faut dire que Uematsu met tous les arguments de son côté pour nous offrir cette incarnation du rêve parfait et idéal, celui auquel j’avais toujours rêvé, et que Final Fantasy VIII m’avait donné. "Quels sons étranges"... C’est comme si c’était un retour en enfance... "Quelle belle mélodie"... C’est une odyssée à travers l’avenir... "Quelle fantastique musique"... C’est mon Rêve. Ses premières secondes ne sont pas pleines d’exaltation, mais plutôt d’incrédulité. Pourquoi mon Rêve est-il aussi curieux ? Pourquoi ses bruits hantent mon esprit ? Pour mieux m’aider à entrer dans l’excellence, dix-sept secondes plus loin, où la vraie mélodie prend place. Elle est vraiment magique... Je vois déjà un monde utopique, où tout serait propre et pur. Mais ce n’est qu’à cinquante-deux secondes que je découvre enfin la réalité. Le monde parfait. Idéal. Le Rêve de puissance auquel chacun a un jour goûté. Le plaisir de voir que les programmateurs d’un jeu ont compris leur public me rend tellement joyeux... Je me rends en plus compte que Nobuo a parfaitement compris le jeu et les joueurs. Ce génie m’a offert une passion longue de cinq minutes quarante-sept secondes... C’est suffisamment long pour que je m’envole. La suite du thème tombe dans un passage étonnant et particulièrement rythmé, donnant une tonalité davantage futuriste... Ce rêve nous fait ainsi voyager vers l’avenir... Mais il semble tellement parfait qu’on ose pas y croire. Je vais arrêter là mes Ebats avec les Cieux, et vous dire simplement : "Après le silence, bougez."


  17. Dance with the Balamb-fish : Après cette évasion jouissive qu’est Silence and Motion, je retombe dans mon pauvre petit pays qu’est la France avec ce méga cliché à nos plus "belles" valses... On retrouve donc le style classique que les Japonais connaissent de nous. Un peu d’accordéon, du violon, un fond entraînant... Bref, rien de vraiment tuant, même si c’est assez sympathique !


  18. Tears of the Moon : Nous en venons à une pièce destinée à une séquence cinématique des plus dramatiques qui soit. Et évidemment, la tonalité du thème suit. Les accords sont très longs et forts, montrant le drame qui se joue. C’est très triste, et surtout inquiétant. Mais ça reste assez doux, notamment au début, avant que ça ne soit un peu plus forcé vers la fin. Mais sinon, c’est pas terrible.


  19. Residents : Et pour le plaisir, un thème d’ambiance ! Et celui-ci est plutôt lourdant à écouter, même s’il s’accorde bien au jeu. Mais c’est tellement chiant à écouter, que ça me donne pas envie de m’étendre. Seul un passage me plaît, il est vers les 1 minute 10. La mélodie est sympathique, mais rien d’aussi fabuleux que ce qu’on a déjà eu.


  20. Eyes on Me : Halala... Que dire sur cette référence entrée dans les mœurs... On a déjà tellement parlé de cette chanson, la première à vraiment faire parler d’elle chez Square, malgré les chef-d’œuvres de Mitsuda sur Xenogears, de Kikuta sur Soukaigi ou bien de Shimomura sur Parasite Eve... Faye Wong, une très célèbre chanteuse Chinoise, a ainsi donné sa voix au couple Squall / Linoa, ce qui rend, je dois dire, très bien. Elle a vraiment une voix fabuleuse, qui retranscrit à merveille l’immense émotion du moment du jeu où on l’entend. Tiens, rien qu’à y penser, je sens mes larmes venir... Je revois tout le jeu, et là je me dis... "Quelle aventure extraordinaire..." Revenons-en à la musique. Eyes on Me reprend le thème principal du jeu, que j’ai déjà tellement évoqué. Il est ici dans sa forme brute, orchestré à la "pop". C’est certes un peu dommage, mais c’est quand même magnifiquement beau... La voix de Faye fait tout, alors je m’en fous du fond... Même si les paroles sont limites (vous connaissez mon amour pour le rom...), la mélodie est tellement charmeuse... On ne peut que se laisser emporter entre les notes, et surtout les tons de la voix de Faye Wong. En plus, comme je me rappelle le jeu, il se dégage une émotion toute particulière : celle que j’ai vécu l’une de mes plus grandes aventures... Et que je ne l’oublierais jamais... Car elle gardera ses yeux... sur moi.
Critique CD4 :
  1. Mods de Chocobo (featuring N's Telecaster) : Petite extravangancia de la part de Nobuo, pour cette version rock'n'roll du thème des Chocobos. Je n’en suis pas vraiment fan, mais on peut dire que ça a la pêche ! La fausse guitare électrique est remarquable, sans oublier le rythme très dynamique. Et ai-je besoin de critiquer une fois de plus la mélodie des Chocobos ? Vous la connaissez déjà tous. Bref, bien mais pas trop quand même.


  2. Ride On : Après une petite introduction orchestrale très entraînante et lumineuse, un bruit de bouteille qui se casse (euh... c’est des percussions en fait je crois) introduit le vrai thème de l’Airship, l’Hydre. Une musique excellente, vraiment très entraînante, surtout grâce à son rythme à la batterie. La mélodie est quant à elle très héroïque et donne un sacré coup de fouet. C’est donc un thème de vaisseau volant par excellence, puisqu’il donne vraiment envie de s'élancer vers l'inconnu, et au-delà !


  3. Truth : Le clavecin prédomine dans cette 3ème track, qui est assez peu intéressante. Elle donne un grand sentiment de désolation, accumulé à de la nostalgie. La mélodie, en fond, est vraiment presque triste. Elle est très jolie, mais le tout semble un peu plat et vide. Bref, je ne m’étendrais pas davantage...


  4. Lunatic Pandora : Probablement le thème le moins supportable de ce 4ème CD. C’est avec des sons informatiques répétés, descendant des notes aiguës aux notes graves, que le fond est constitué. La mélodie est très bontempi, et le tout sonne creux. Un bide à placer dans une armoire fermée.





  5. Compression of Time : Rapide retour au stade de la jouissance avec cette merveille absolue. Si vous n'êtes pas encore convaincu qu'une musique de Nobuo peut mettre une ambiance mystique parfaite, il vous suffit d’écouter Compression of Time. Une telle classe, un tel style et tout simplement une telle beauté ne peuvent pas passer inaperçus. Un petit son grave débute... Avant de se faire rattraper doucement par des faux chœurs... Puis arrive une harpe... L’ambiance qui se dégage de ces maigres notes est tout simplement à tomber à la renverse. Le style "sorcellerie", mêlé à de la "désolation" pure et simple, donne à cette track une aura toute particulière. Excellence dans la création d’atmosphère, Compression of Time annonce les dernières musiques du jeu, toutes aussi fabuleuses, baignant elles aussi dans cette mysticité.


  6. The Castle : Un son maintenu se glisse dans nos oreilles dès le début. Ces notes très aiguës d'orgue qui jouent pendant 25 secondes mettent tout de suite en condition. Même si on peut les trouver assez entraînantes, vous comprendrez bien vite que la musique est bien plus impressionnante et majestueuse... Un orgue aux tonalités graves s'impose dès la suite, créant une ambiance presque écrasante. Ce long passage est vraiment divin, car en parfaite adéquation avec le jeu. L’atmosphère géniale de cette partie se perd vite lorsque, vers 1 minute 20, un clavecin prend le relais pour interpréter une mélodie très rapide. S’ensuit un passage moins imposant, plutôt "débile", car utilisant des bruitages inattendus. L’orgue revient alors, avant de relaisser place au clavecin, qui s’évanouit lorsque le thème reprend depuis le début... Derrière cette description bateau se cache une piste magnifique, qui donne une ambiance du tonnerre au dernier niveau du jeu... Passons maintenant aux derniers combats.


  7. The Legendary Beast : Après un début très inquiétant, à cause des notes répétées en fond, nous découvrons avec joie le premier thème de combat final. Première merveille, disposant d’une structure tout à fait représentative du style. Très entraînant et victorieux, mais en gardant une consonance très inquiétante, The Legendary Beast est vraiment superbe. Son rythme est très marqué et suffit à donner envie de se battre. La mélodie est quant à elle vraiment magnifique, baignant au fur et à mesure dans des ambiances toujours plus sombres. Excellent travail donc...


  8. Maybe I’m a Lion : Un petit bide à mon humble avis, pour ce second combat final. J’ai été très déçu par la piètre qualité de cette musique, qui ne draine aucun sentiment fort, sauf à un passage précis, qui se situe vers les 2 minutes. En effet, le thème y est très entraînant rappelle le début de l’OST. Mais le reste autour est plat et vide, ce qui fait que je passe toujours la musique très vite. Surtout vu ce qu’il y a après.


  9. The Extreme : ... fiiiithos... ... luuusec... ... weeeecos... ... vinosec... Oh, oh, oh. Après un ange ailé plutôt fabuleux dans l’épisode précédent, qui ne s’est pas demandé comment Nobuo pourrait faire mieux ? J’avoue ne me pas être posé cette question. Car j’ai trouvé ma réponse directement en écoutant l’extrême. Le bougre a tout simplement changé radicalement de style ! Un style admirable, traduisant parfaitement un combat de fin. La magie et la majesté qui se dégage de The Extreme sont en plus appuyés par une puissance fabuleuse, dégagée à chaque instant par chaque coup du rythme. La mélodie est sans faute. Le début a beau être tout doux, bercé par un simple piano et des faux chœurs, tout s’envole vite vers la gravité de l’affrontement final. La tension monte, les notes aussi. Puis tout explose dans une beauté à pleurer. Il n’y a rien de plus dynamique, rien de plus entraînant, rien de plus triomphal sur cette Original Soundtrack. Même The Man with the Machine Gun passe pour une berceuse à côté. The Extreme dégage une impression de force hors du commun, comme une marche vers la victoire, le tout appuyé par les tonalités évidemment très stressantes d’un combat final. Comme d’habitude avec ce genre de combat, une cassure plus douce se fait entendre vers les 3 minutes 30. Cette accumulation de piano et de faux chœurs, avec toujours un fond rythmé, ne dure pas longtemps, car tout recommence... à cette mélodie fantastique qui m’a scié en trois. Voilà... Je ne pourrais finir qu’avec ceci : totalement scotchant.





  10. The Successor : Contrastant de manière très forte avec le thème précédent, ce solo de piano introduit une ambiance très triste et mélancolique, avec quelques élans où l'espoir gagne les notes. De nombreux passages sont très espacés, laissant des trous durant lesquels on se demande ce qui va arriver ensuite. Mais l’ambiance demeure sombre... En écoutant The Successor, vous ne pouvez pas vous empêcher de voir du noir... Avec toutefois une petite lueur d’espérance au fond. Et c'est bel et bien cela.


  11. Ending Theme : Espérance qui se faufile dans nos tympans dès la musique suivante, qui est l’un des, si ce n’est le point culminant de cette OST. Après deux minutes fort inquiétantes et lassantes, le vrai thème de fin commence. Et il dure 11 minutes non-stop. Asseyez-vous bien pour ne pas être projeté à terre. Faye Wong débarque. Elle nous avait manqué. Avec sa voix de déesse, elle chante la tant attendue version orchestrale de Eyes on Me, qui surpasse la version du CD3. L’orchestration (toujours signée Shirou Hamaguchi...) est fantastique, toujours plus harmonieuse et lumineuse. De nombreuses envolées ponctuent la chanson, ce qui la rend bien moins plate que ce que le terme orchestral pourrait le laisser entendre... Quant à Faye, que dire ? Sa voix est toujours aussi retournante. J’en bave à chaque seconde... Et puis que puis-je ajouter encore... j’ai pas l’impression d’avoir suffisamment dit à quel point c’était une chanson extraordinaire... Donc, Eyes on Me orchestrale est à tomber sur le popotin tellement c’est beau. C’est pur, c’est lumineux, c’est tout... Voilà. Passons maintenant avec tristesse à quelque chose qui ne nous fera finalement pas regretter Eyes on Me, vu que c’est aussi beau. Voici Final Fantasy. La musique... Le thème de la série fait un retour en force avec une orchestration divine que maître Hamaguchi a dompté. Chaque instrument arrive à point nommé, histoire d’apporter sa petite pierre à l’immense édifice qu’est cet Ending Theme. Le thème de la série est toujours aussi triomphal, histoire de bien finir le jeu. Vers la fin, en se rapprochant des 10 minutes, on exulte tellement c’est majestueux. Tout explose dans une pièce terriblement touchante. Je commence à manquer d’arguments... A dix minutes pile, c’est un nouveau passage qui commence. L’ambiance très proche des musiques de films, avec la Uematsu’s Touch so inimitable en plus. Ce qui rend le passage à mourir de plaisir. 10 minutes 40, reprise de Premonition... MAIS QU’EST CE QUE J’AI FAIT POUR SUBIR UNE MUSIQUE AUSSI PARFAITE ?!?!?! J’ai failli avoir une critique cardiaque. Le mot "parfait" ne vaut même plus le coup, il en deviendrait presque péjoratif. Et la fin vous tue avec une reprise... une reprise du Prelude... avec une mélodie à l’harmonie qui... Comment dire ? Imaginez que vous coupiez vos ongles avec une moissonneuse-batteuse. Voilà quoi. La pureté est au rendez-vous, et elle est en avance en plus. Et un petit final victorieux pour terminer les 13 minutes 20 secondes. Venons-en à une rapide critique générale et objective (vous allez voir). Après 2 minutes chiantes, l’Ending Theme pulvérise tout. Musique par musique, ET (ahahah) réduit l’entièreté des musiques de fins de jeux à néant. C’est tout simplement parfait, sans cesse plus empreint de cette marque du génie de Nobuo Uematsu, que j’admire plus encore chaque jour, surtout avec des œuvres de ce genre sous les oreilles. Bref, que dire de plus, sinon que Final Fantasy VIII s’achève sur ceci. Et que la fin est parfaitement justifiée par le thème. Voilà, j’ai été objectif, comme vous avez pu le constater.


  12. Overture : Mais que vient faire à la toute fin le thème qu’on entend au tout début ? Bonne question, mais comme je l’ai dit dans la critique de Liberi Fatali, ils ont sûrement voulu mettre en avant le thème d’ouverture... Quoiqu’il en soit, je dois dire qu’Overture est "rafraîchissante" après l’Ending Theme dont vous savez ce que j’en pense. Le thème est très héroïque, car ponctué de nombreux coups de cuivres. La mélodie est quant à elle, outre magnifique, très triomphale, surtout lorsque des trompettes s’en mêlent. Une fois de plus, c’est tout juste de la part de Nobuo, qui termine en beauté avec une ouverture. On dirait un commentaire composé.
Conclusion :

Quelle bande originale fabuleuse que celle de Final Fantasy VIII ! Le jeu est déjà un chef-d'œuvre, ses musiques ne font que l'appuyer. Rien qu'en écoutant ces 4 disques, je me retrouve dans le magnifique univers du jeu, qui m'a ému énormément de fois.

Original Soundtrack extraordinaire donc, à placer sur le podium des meilleures OST de FF. Mais cet avis est purement objectif, évidemment... Surtout lorsqu'on daigne savoir qu'elle est ma préférée avec celle de FFX. Un Uematsu en très grande forme donc, malgré toutes les critiques que les fans peu objectifs peuvent faire. Voici donc un conseil d'ami (puisqu'on s'aime, hein lecteur ?) : écoutez FFVIII OST.

  
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