
| Star Ocean Till the End of Time Original Soundtrack Vol.1 |
Musique :
Motoi Sakuraba
Arrangement :
Motoi Sakuraba
Chanté par :
Mio Sakuraba (CD2 8)
Dirigé par :
Kazuo Nobuta
Sortie : 19/03/2003
Référence : KDSD-00002/3 (TEAM Entertainment Inc.)
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Introduction :
Ca faisait longtemps qu'on l'attendait, cette bande originale. Promise comme entièrement orchestrée, mais également comme nouveau coup de génie de la part de ce Motoi Sakuraba plutôt inégal, elle a comblé tout le monde, s'imposant comme la plus grande réussite du compositeur. En effet, nombreux sont ceux qui apprécient surtout le Sakuraba orchestral, il suffit de voir la beauté qui se dégage des musiques de l'Arrange Album de Valkyrie Profile (notamment la première piste) pour comprendre qu'il peut être génial avec un orchestre sous la main. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à réclamer qu'il remette ça. Star Ocean : Till the End of Time Original Soundtrack Vol.1 est un véritable chef-d'œuvre, profitant au maximum de la majesté que peut offrir un véritable orchestre. Chaque piste est à écouter, rien n'est à jeter. C'est rare, avec les bandes originales, mais c'est ici vrai...
Critique CD1 :
- The Dawn of Wisdom : Introduction au jeu et à cette merveilleuse OST, cette apparition de la Sagesse est un exemple de l'extraordinaire magie que les pistes orchestrales de Motoi Sakuraba peuvent dégager. A la poubelle le synthétiseur, place au vrai son d'un groupe de musiciens apparemment passionnés... J'espère qu'ils étaient heureux d'interpréter des musiques aussi fantastiques... Mais penchons-nous sur cette introduction au goût du Génie. Un bruit "cosmique" débute, mais il est vite rejoint par les premiers instruments, qui opèrent une montée progressive vers les aigus, jusqu'à ce qu'éclate la mélodie, avec même des chœurs en arrière plan ! Les violons sont d'une beauté hallucinante, donnant avec tout l'ensemble une tonalité épique proche du Sakuraba habituel. Mais l'harmonie sans faille, la pureté de l'orchestration et la puissance des instruments transforment The Dawn of Wisdom en véritable "nouvelle référence Sakurabienne". C'est bien simple : tout semble calculé pour séduire instantanément l'auditoire. Chaque explosion de l'orchestre fait frissonner, tellement c'est impressionnant. Je ne peux vraiment pas retenir ce lot d'éloges, mais personne ne peut rester de marbre devant une aussi excellente musique. Je ne sais pas pour vous, mais moi je me sens bien en l'écoutant... La légèreté est sûrement contagieuse.
- Into the Undiscovery Ocean : Passons rapidement à une reprise de The Dawn of Wisdom, mais qui ne fait malheureusement que 40 secondes. L'orchestre est une fois de plus en forme, puisqu'on remarque des explosions incessantes... Autant dire que le dos tremble de tous les côtés. En plus de ça, des chœurs sont omniprésents en fond... Dès le début, une harpe rapide annonce la montée en fanfare du reste de l'orchestre. Une flûte, particulièrement belle, accompagne chaque envolée, pour encore plus d'héroïsme. Bref, un crescendo qui monte sans cesse plus haut à la fois dans la majesté et dans l'excellence. Et en plus de ça, une suite remarquable au thème précédent.
- Fly by Contact : Ambiance spatiale cette fois-ci... Me rappelant un peu Xenosaga de Mitsuda, Fly by Contact est à nouveau une pièce magnifique. Certes, on ressent beaucoup moins l'orchestration (je me demande d'ailleurs si c'est vraiment orchestré), mais la qualité suit... Malgré une courte durée (à peine 1 minute 20), c'est un vrai bonheur de se laisser transporter dans le cosmos, surtout quand c'est avec une légère harpe qui résonne comme dans l'infini... Plus loin, une sorte de chœur étrange, encore plus profond, s'ajoute à la légèreté, pour créer une ambiance inouïe. La profondeur est l'aspect qui ressort le plus de ce 3ème morceau, qui laisse rêveur et donne envie de lever sa tête pour regarder le ciel de nuit. Ce calme ne va pas durer.
- Starless Wavelets : En effet, dès le thème suivant, on tombe dans une débauche de rythme et de mélodie, qui me font refaire ma vision de Sakuraba. Effectivement, difficile de le reconnaître dans la majorité du morceau, même si la présence de chœurs ou de hautbois à certains endroits permet d'identifier l'homme. Dès le début, on est propulsé, par une explosion de percussions, dans l'action. Morceau épique du début à la fin, proposant une trame très hachée et presque militaire, Starless Wavelets est une fois de plus un petit bijou, orchestré à merveille. Plusieurs fois, les cordes prouvent leur puissance en faisant des accords très entraînants. Il n'y a vraiment aucune pause, c'est toujours très rythmé. On imagine bien un combat héroïque en toile de fond, tant c'est une marche vers la victoire, tout en gardant des passages plus inquiétants. Il faudra maintenant donc compter aussi sur ce nouveau style, pour définir ce bon vieux Motoi.

- Imbalance : Malheureusement, c'est un peu plus mitigé pour celle-ci, qui semble se tourner davantage vers de l'ambiance. Elle est très sombre et inquiétante, surtout grâce à ses accords lourds et pesants et à ses violons lents et graves... C'est vraiment noir, mais on ressent également à certains passage un fort élan dramatique. La structure globale est classique, utilisant au moins l'orchestre pour fournir une ambiance lourde. Mais ce n'est pas pour autant qu'on peut l'écouter sans cesse du début à la fin. A condition évidemment que vous aimiez les musiques de film... Car c'est vraiment ce à quoi ça me fait penser.
- Misted Moon : Cette fois-ci, je peux vraiment dire que ça ressemble à du pur Sakuraba. Dès le début, on est plongé dans une atmosphère lugubre et triste. Elle n'est qu'amplifiée par la voix qui arrive par la suite, et qui est, selon un cher confrère qui se reconnaîtra, totalement identique à une piste de Noir (composé par Yuki Kajiura). Possible... En tout cas, on ressent une sorte de souffrance se dégageant de ces paroles. Avec une voix implorante comme cela et une harpe seule en fond, parfois rejoint par un hautbois, on peut vraiment dire que Misted Moon inspire un calme dérangeant. Le thème tout entier, basé sur un motif très simple mais vraiment efficace, est une vraie réussite au niveau ambiant, mais je préfère dire tout de suite que je ne l'écouterais pas en boucle. Effectivement, malgré quelques passages où la mélodie est jolie, ça n'est pas plus prenant que cela.
- Lakes and Marshes with Doubt : A nouveau, de l'ambiance. Mais cette fois-ci, d'une manière plus prenante et plus fine. C'est très profond, à la manière de Fly by Contact, mais c'est plus long et plus léger. On ne distingue aucune note trop haute, tout reste sur un même pied d'égalité. Le fond résonne dans le vide, pour créer une impression d'infini, alors que la "mélodie" se bâtit sur quelques notes gelées, insistant sur une grande froideur. Sont donc résumés deux notions : l'infini et le froid, ce qui laisse supposer que Sakuraba voulait montrer un espace vide, glacial, mort... Impressionnante musique d'ambiance, Lakes and Marshes with Doubt est d'une grande beauté, même si elle apparaît cachée, vu que ce n'est destiné qu'à créer une atmosphère. Je ne suis pas souvent partant pour me laisser emporter dans le vide glacé, mais cette invitation a l'avantage d'être savamment orchestrée.
- Fallen Leaves - Flute Ver. : Voilà qui est différent... Cette fois-ci, on retrouve bel et bien une mélodie, et jouée à la flûte en plus... Fallen Leaves est une piste du disque 2, dont je vous parlerais plus en détail en temps voulu. Attaquons-nous à cette version à la flûte d'abord, et je dois dire que je suis vite tombé sous le charme d'autant de beauté et de légèreté. Le début s'envole vite, flûte, chœurs et piano à l'appui. C'est déjà fantastique, et ça ne fait que s'accentuer par la suite. Malgré cela, on ressent à plusieurs moments une sorte de tristesse, ou plutôt de mélancolie. C'est la flûte qui appuie cette impression, car lorsque le piano et les chœurs jouent seuls à la fin, c'est plus gai. Globalement, c'est donc une vraie merveille, mais je trouve que plus je l'écoute, moins j'ai cette passion que j'avais à l'origine. C'est déjà moins bien, ça ! Mais, ça ne fait rien... Du moment que je ne la déteste pas.

- Chrysanthemum in Winter : On continue sur cette même lancée avec une musique où l'esprit Motoi est immédiatement reconnaissable. Mélange entre héroïsme et fatalité, cette piste (au joli titre d'ailleurs) est magique. L'orchestration est une fois de plus fantastique, on le remarque à chaque fois que les cordes et les vents se mettent en avant. Il s'effectue du début à la fin une sorte de marche héroïque, mais il faut malheureusement noter que c'est particulièrement linéaire. Pas de passage plus puissant qu'un autre, juste quelques différences parfois, surtout dans l'ambiance créée. Chrysanthemum in Winter est donc un thème très beau, créant un sentiment de fatalité, mêlé à de l'apparente difficulté à triompher. Néanmoins, c'est malheureusement trop linéaire, et les coupures ne sont pas nuancées, la faute au fond qui reste toujours identique.
- The Desolate Smell of Earth : C'est la seconde pièce du jeu que j'ai entendu, grâce au site Internet de Star Ocean : Till the End of Time... Imaginez ma surprise, surtout vu que c'est un petit bijou. Moins linéaire que Chrysanthemum in Winter, gagnant sans cesse plus en majesté, j'ai trouvé en ce dixième thème une beauté folle. Le début est très froid, ressemblant aux autres thèmes orchestrés qui expriment l'espace. Des sortes de chœurs tapissent le fond, avant de laisser place à une flûte et un hautbois, le tout bercé par un piano très léger... Sur le coup, c'est tout simplement hallucinant. Et difficile de se retenir de sursauter lorsque tout s'envole vers un passage dramatique, où des chœurs s'additionnent même aux superbes violons... C'est vraiment très beau. Il s'en dégage, jusque là, une atmosphère froide proche de l'ambiance de thèmes comme Lakes and Marshes with Doubt. Mais au milieu, alors qu'on pense tomber dans une répétition à partir du début, une nouvelle envolée apparaît, et apporte un sentiment triomphal proche de Chrysanthemum in Winter. La fin retombe un peu, gardant la beauté des instruments, avant de revenir tout au début, avec comme transition un violon comme Sakuraba sait les manier... C'est tout simplement génial.
- Dreams : Thème de dodo ? Apparemment oui. Peut-être Game Over... Mais vu le titre, je pencherai surtout pour dodo. 17 secondes avec du synthétiseur, de toute évidence, ce qui n'est pas super tuant. On trouve toutefois un clavecin qui peut rappeler les premiers travaux de Sakuraba dans l'univers des jeux.
- Till the End of Time : Reprenant avec brio le titre du jeu, Till the End of Time figure parmi les pistes les plus marquantes de l'album. Et ce, pour une raison bien simple... C'est d'une beauté vraiment impressionnante. Débutant sur des accords de flûte à la légèreté déconcertante, la piste se poursuit de la sorte, bercé par un peu de harpe. La mélodie est splendide, exprimant à la fois envol et tristesse. La tonalité générale reste très douce mais un peu tragique. D'ailleurs, c'est un rapport ridicule que je vais faire, mais ce début me rappelle les premières notes à la flûte de l'opéra du Cinquième Elément. On ressent donc un grand vide... Mais évidemment, celui-ci ne fait qu'exprimer l'univers, puisque sinon l'esprit est rempli. Rempli de joie, évidemment, surtout lorsque la flûte se fait rattraper par un fond constitué de chœurs... C'est là qu'on se rend compte du génie de Sakuraba, génie qu'il dissimulait beaucoup avant. Bon, laissons là ma satire, je préfère faire l'éloge d'autant de splendeur. Till the End of Time est l'une des musiques qui m'a le plus marqué, pour l'instant, alors imaginez sa beauté.
- Sail Against the Wind : Simplicité fantastique passée, voici héroïsme inquiétant. Ce voyage contre le vent débute par des accords fort sombres, qui laissent se profiler par la suite une pièce peu joyeuse. Et c'est bel et bien le cas. A nouveau orchestré, et ce de manière encore et toujours sans faille, la musique propose un rythme lourd et haché, laissant la place à des notes graves, particulièrement tragiques. Toutefois, le rythme monte progressivement pour donner un petit aspect entraînant. A environ 1 minute, première transformation, pour un passage où les violons effectuent une montée, qui éclate peu avant 1 minute 20, où la transformation héroïque, du Sakuraba par excellence, se fait la plus belle. La fin replonge dans une copie du début, oubliant ce passage magnifique où on a envie de tout dominer. Allons, ce n'est pas bien grave, ça reviendra. Tout ceci constitue un thème réussi mais pas aussi démentiel que d'autres, si vous voyez ce que je veux dire.

- Take off from Home : Avec une introduction qui ressemble à s'y méprendre à du Mitsuda sur Xenosaga, suivi par une mélodie typique de Sakuraba, on a là un mélange étonnant. Et détonnant. En effet, après ce début fort épique, vraiment entraînant, on plonge dans le paroxysme de l'héroïsme Sakurabien. Une montée s'opère, jusqu'à ce que tout éclate, avec en fond des violons d'une magnificence à tomber par terre. D'ailleurs, ils me rappellent les thèmes les plus "bleu ciel" de Skies of Arcadia, c'est dire... Et c'est sur un rythme militaire, surplombé d'une mélodie fantastique, que continue Take off from Home. Elle semble presque inviter son auditeur vers la joie et le bonheur. Le bonheur, c'est en tout cas l'un des sentiments les plus évidents en écoutant ce 14ème morceau, je peux vous l'assurer.
- Into a Storm not Memorized : On oublie la joie de la piste précédente, car on tombe ici dans une marche apparemment impossible vers la victoire. Me rappelant bon nombre de bandes originales de film, cette musique est véritablement impressionnante. Le début est pathétique, il exprime une avancée ralentie, difficile, qui mène au fur et à mesure vers un but. Celui-ci est sûrement amené progressivement par les violons en fond, qui secondent merveilleusement bien la batterie militaire et les graves cordes... Lentement, avec une présence magistrale, tout s'introduit, comme par exemple un hautbois aigu. On reconnaît bien là ce cher Motoi... Par la suite, ça reste "plat" jusqu'à la fin, avant que ça ne retombe au début. Peu original, mais ô combien réussi pour exprimer un sentiment de fatalité... Into a Storm not Memorized est très intéressante.
- The Outbreak of War : Une fois ce passage pathétique oublié, on saute pieds joints dans un thème épique à souhait. Ce domaine étant presque la seconde nature de Motoi, ça ne peut qu'être réussi. Dès le début, le rythme s'installe, constitué d'accords entraînants et de percussions. Une mélodie victorieuse s'y ajoute, avant de prendre le pas, créant une marche héroïque comme Sakuraba sait en concocter des merveilleuses ! La mélodie est très emphatique, mais elle donne tout de suite une impression de domination. Une flûte, en fond, donne davantage de légèreté, mais les trompettes qui suivent rendent tout de suite plus pesante l'orchestration. Beaucoup de grâce et de majesté s'échappent de ces quelques notes, ce qui rappelle les nombreuses pistes épiques de Shining Force par exemple... Mais là, c'est un véritable orchestre qui s'occupe de tout, et on voit la différence.
- March for Glory : Dans la même mouvance que The Outbreak of War, voici un thème encore plus explicite, vu son titre... Cette marche pour la gloire est à nouveau parfaitement représentative du style de Motoi, même si c'est bien plus classique dans le genre. La trame rythmique de cette piste est exemplaire, elle effectue évidemment une marche, qui évolue entourée par des envolées magistrales d'instruments à cordes. Dès le début, on ressent l'esprit victorieux se dégager des notes. Les premières notes de la mélodie font un peu penser à un thème de générique de série télé, mais ça s'efface vite par la suite, quand le thème devient plus inquiétant. Il reste entraînant, mais opère un passage plus sombre... Comme quoi cette marche vers la gloire semble à la fois facile et difficile. En tout cas, Sakuraba livre encore une fois du tout bon, le tout ponctué par une orchestration géniale, comme on commence à y être habitué.

- Requiem for a Saint : Ha, enfin un peu de tonalité tragique... J'avais remarqué que Sakuraba s'en tirait bien lorsqu'il s'agit de montrer la tristesse, et ce Requiem ne fait que confirmer mon avis. La brillante orchestration permet en plus de se faire encore plus plaisir. Dès le début, des cordes très lentes et très graves se lancent, suivies par d'autres cordes, donnant une ambiance assez religieuse, justifiant le titre du thème, mais qui, après avoir opéré un saut dans la noirceur, se relance. Vers la fin, en effet, une sorte d'espoir naît, lentement. On le sent venir, mais sa marche est difficile, de telle sorte que finalement il est étouffé par un retour au début, redonnant le visage pâle... On passe ainsi du tragique à de l'héroïque dissimulé, qui ne réussit pas à déployer véritablement ses notes. La piste est uniforme, constituant toutefois une sorte de gradation amenant vers une victoire inaccessible. Sakuraba s'en tire ainsi très bien, dans un morceau grandiose comme il sait en faire.
- Stafflower in the Castle Town : Aïe... Evidemment, impossible de ne pas couper aux musiques "bateau", c'est à dire stéréotypé au point de faire sourire, mais dans le mauvais sens du terme. Bien entendu, elle est jolie comme tout, mais ça fait "marche triomphale par excellence", c'est à dire lourdaud. Excusez-moi ce terme, mais c'est vraiment pesant. En outre, il y a un instrument plutôt gênant, qui crisse presque. Pas terrible quand on compare au splendide rythme et aux beaux violons... Du début à la fin, la piste est héroïque, avec une connotation même un peu militaire. C'est pas pour dire, mais je préfère largement quand Sakuraba joue son mystique, c'est à dire qu'il ensorcelle avec ses petites notes, comme dans le thème précédent. Oh, au fait, j'oubliais un détail, qui m'a choqué dès le début. Un passage de la mélodie ressemble comme deux goûtes d'eau à "Matoya's Cave" du premier Final Fantasy. Curieux, non ?
- Collapse of Frailty : Voilà qui est un peu mieux. C'est une orchestration un peu pompeuse qui débute le thème, mais elle se perd vite dans une envolée fantastique, victorieuse comme à l'habitude. Vers le milieu, c'est d'une beauté affolante, grâce surtout à des trombones plus langoureux, mais ils sont suivis par des violons splendides, qui amènent une fin totalement Sakurabienne, avec de la flûte et des notes plus mélancoliques. Mais la piste ne perd pas du tout son charme, et son aspect épique, qui rend heureux les fans de Motoi. Des chœurs sont également présents à certains endroits, donnant davantage de grâce au tout. En tout cas, on peut vraiment admirer Collapse of Frailty pour la qualité démoniaque de son orchestration, comme beaucoup d'autres thèmes du jeu. Mais pas trop le précédent, alors c'est pourquoi je préfère l'appuyer ici.
- Lively Step : Hé bien, je crois que je vais devoir sévir. Même si c'est agréable à écouter, cette musique est bien légère comparée aux autres. D'abord, elle a un gros défaut, qui se remarque dès le début : les instruments vont très mal ensemble. La jolie flûte du dessus ne va pas du tout avec les claquettes et le fond orchestral pompeux, sauf à quelques passages, où c'est mangeable. Mais dans l'ensemble, il y a un truc qui va pas. Sinon, la mélodie est sympathique, c'est indéniable, mais le problème des instruments fausse un peu tout ça. Vers le milieu, toutefois, un passage splendide apparaît, avec des envolées très réussies. En tout cas, si cette track confirme bien une chose, c'est qu'on ne pourra jamais faire d'OST de RPG sans passer par ce genre de compositions.
Critique CD2 :
- Ice Crystal : Houlala, lala, lala, ce second disque commence divinement bien ! Avec un tel nom, Ice Crystal se doit d'être un bijou. Pari réussi ! C'est tout simplement fabuleux... Dès le début, Sakuraba propulse l'auditeur dans un monde écarlate, brillant comme un Cristal, sans oublier une pureté digne de l'espace lointain. Des notes aiguës, cristallines (normal), débutent le thème, qui se poursuit avec un brin de piano sur fond de violon... La tonalité de ce début est froide, plutôt mélancolique, ce qui me fait encore plus adorer l'œuvre. Ensuite, le piano part dans un solo encore plus sombre, d'une beauté franchement émoustillante. Et l'envolée qui orne la suite laisse aussi la place aux cordes, dont la beauté est pure... Tout comme la fin, où le retour du piano seul donne une impression de froid intense, de retour à son propre sort, voire de mort. Ice Crystal rend le début de ce CD2 aussi brillant que The Dawn of Wisdom l'avait fait pour le premier. C'est extraordinaire.
- The Future of Blood-Stained Blade : Retour au paysage épique cher à Motoi, avec un second morceau digne des meilleures envolées de films. Inutile de dire qu'on reconnaît, avec la flûte, d'une splendeur folle, la marque "Sakuraba Inc.", rendant presque unique chaque musique qui en est affublée. Une cloche montre dès le départ que ce qui va suivre va en jeter. Et c'est vrai ! Après un peu de violon gracieux comme tout, la flûte dont je parlais au début se profile, sur fond orchestral, créant un mélange victorieux. La mélodie est excellente, donnant envie de se lever pour combattre. Les percussions donnent parfois un élan presque émouvant, ce qui donne beaucoup de gloire à la situation. Mais, la fin varie brutalement, pour tomber dans un passage plus calme et lent, diminuant la dose d'héroïsme. Mais pas la peine de s'inquiéter car elle revient directement ensuite... Une fois de plus, c'est d'une grande beauté et d'une qualité sonore à toute épreuve.
- Calm Mind Reflected in the Pupil : Des chœurs féminins d'une grande beauté ouvrent la piste de manière magistrale. On ressent une fois de plus le triomphe, que Sakuraba réussit à donner à toutes les sauces. La légèreté de Calm Mind Reflected in the Pupil est exemplaire. Il suffit d'écouter le milieu du thème, avec la harpe en fond, les quelques chœurs qui l'accompagnent, et bien entendu la mélodie interprétée par la flûte, pour s'en rendre compte. Tout ceci est d'une beauté à faire pleurer, et ça n'est pas sans me rappeler Valhalla de Valkyrie Profile. Si vous connaissez cette petite merveille, sans nulle doute vous vous esclafferez devant ce troisième morceau de la deuxième galette de Star Ocean : Till the End of Time. Je ne veux pas dire, mais j'ai été ébloui par la magie qui se dégage de la musique. C'est sûrement parce que Sakuraba a utilisé le style qu'il manie, selon moi, le mieux... A écouter, mes Aïeux !
- Reflected Moon : La Lune est de retour, après un Misted Moon sur le CD1 qui s'avérait un peu vide. Je ne dirais pas que les pistes orchestrées se ressemblent toutes, mais Reflected Moon a un petit arrière goût de l'orchestration habituelle sur cette OST. Mais cela est évidemment une très bonne chose. Lente, évoluant de manière très légère, elle est très belle et exprime une sorte de pathétisme, qui s'efface quand les percussions en fond deviennent plus fortes. La mélodie est superbe, restant dans les aigus et plongeant parfois dans le grave pour titiller le tragique de la situation. C'est sûr, ce n'est pas une pièce joyeuse, et malgré son apparente simplicité au niveau de la construction du malheur, on a droit à un brillant exemple de création réussie d'ambiance.

- Manifestation : Une seule minute, mais quelle minute, bon sang ! Avec cette reprise du thème d'ouverture, Sakuraba signe un élan de génie vraiment marquant. Dès le début, c'est une atmosphère noire et inquiétante qui se profile, elle est même appuyée par des chœurs, qui n'ont pas ici le rôle majestueux des autres fois. Au contraire, ça marque davantage le danger qui semble imminent. La mélodie du milieu est comme dans l'ouverture superbe, mais elle est un ton plus grave, contribuant à former l'ambiance plus stressante. Après cela, la fin est moins remarquable, car plus basique. Manifestation tranche avec les musiques précédentes, grâce à une trame beaucoup plus noire, où l'épique est absent pour laisser place à la peur. Mais c'est trop beau...
- So Alone, Be Sorrow - Piano Ver. : So Alone, Be Sorrow est un thème emblématique de ce Star Ocean : Till the End of Time. Sa première apparition, ici, ne se fait malheureusement pas dans la version originale. Il faut se contenter du piano, qui est très beau mais qui n'a pas la magnificence de l'orchestration entière. La tonalité qui se dégage de la piste est très triste, et c'est un peu normal quand on voit le titre. Mais malgré ce ton qui est censé remuer les sentiments, je n'accroche pas. Du moins, pas autant que la version normale, voire même la version Rhythm du Volume 2, c'est dire. Le meilleur passage réside malheureusement tout à la fin, où les notes sont plus douces mais beaucoup plus tragiques en même temps, créant une ambiance magnifique. A part ça, je dois dire que ça manque un tout petit peu de passion, ce qui est regrettable. Mais pas grave, car ça reste agréable à écouter !
- Imperial Garden : Attention les yeux, fini de rire. Avec cette septième piste, Sakuraba montre son talent pour manier l'orgue, instrument privilégié par les artistes du rock progressif symphonique (quel nom lourd, quand même). Normal, Motoi en est un ! Mais là, l'orgue n'a pas la même connotation que dans les élans progressifs de Déjà-vu, car c'est une ambiance nettement plus religieuse qui s'en dégage. Religieuse d'un côté, mais très pesante de l'autre, car on est mis face à des instruments sombres, très sombres... Directement, on imagine la gravité du moment, mise en avant par l'orgue bien sûr, mais aussi par les cloches et le clavecin, sans oublier quelques chœurs qui rajoutent de la majesté... Curieusement, après une majeure partie uniforme et lourde, un petit trou se fait entendre vers la fin, avec seulement des chœurs et du clavecin : le résultat est plus doux mais reste inquiétant. Belle prouesse de nouveau dans la création d'ambiance, mais à l'écoute c'est plus dur.
- So Alone, Be Sorrow : Ah ! Voilà la vraie version de So Alone, Be Sorrow, une des pièces les plus marquantes de l'album et donc du jeu... Pendant près de 4 minutes, Sakuraba se laisse aller, d'une manière qui nous est relativement étrangère, étant donné qu'il n'avait pas fait beaucoup de thèmes de ce genre. L'envolée, constituée d'un peu de violon, avec le "lalala" répété d'une voix féminine jeune, se fait pendant 1 minute et 30 secondes, avant d'éclater pour calmer les esprits... Le hautbois introduit l'explosion des percussions et des cordes, qui laissent ensuite la part belle aux chœurs, toujours aussi éblouissants... La mélodie est d'une splendeur qui émeut nettement plus que dans la version piano, mais c'est bien normal... Après ce milieu haut en couleurs, ça se calme un peu plus, avec le retour du "lalala", que les violons aigus rendent encore plus tragiques. Une harpe se joint même au tout pour le rendre plus léger. Néanmoins, on ressent une ambiance tragique, qui est particulièrement émouvante, et qui se dévoile tout du long, avec quelques passages un peu plus héroïques. Avec So Alone, Be Sorrow, Motoi signe résolument une nouvelle merveille, qui restera comme l'une des pistes les plus belles de Star Ocean : Till the End of Time. Et il y a de quoi.

- Influence of Truth Appearance : Après ce passage triste que constitue So Alone, Be Sorrow, retour à la grandeur digne du vrai Sakuraba ! Les premières notes de ce 9ème thème sont exécutées à la trompette, mettant en avant l'aspect triomphal qui prédomine ensuite tout le long de la piste, avec toutefois quelques passages radicalement différents, en particulier lorsqu'une guitare électrique folle vient s'en mêler ! Pas de doute, c'est bien du Motoi. On dirait pas comme ça, mais il constitue de nouveau une vraie merveille ! Il s'en dégage un sentiment de puissance, mêlé à quelques passages plus lents, ponctuant de manière idéale la trame. L'orchestration n'est pas en reste, car trompettes, violons, flûtes et percussions s'élancent avec en retour une qualité sonore irréprochable. Influence of Truth Appearance revient sur ce style héroïque qui s'est déjà fait remarquer à maintes reprises avant cela dans l'OST, et autant dire que ce n'est pas pour nous déplaire. J'adore d'ailleurs tout particulièrement les différentes envolées qui donnent à la piste sa connotation positive. C'est si beau !
- Brass Wings : Oh, on n'y avait pas encore eu droit... Et bien le voilà, plus beau et plus fort que jamais. C'est le style épique de Sakuraba, pur et dur !!! Après un début rythmé, dans le style synthétique, et dans un ton plutôt sombre avec une envolée progressive, la mélodie s'élance. Et boum ! C'est la mélodie la plus épique du jeu, je n'en vois aucune autre. Et comme c'est la quintessence même de Motoi, autant dire que ça en jette directement plein les yeux. Exécutée à la trompette, et accompagnée par le rythme en folie des percussions, elle est vraiment magnifique. Mais attention, ce n'est pas fini, car un nouveau passage apparaît ensuite, un peu moins triomphal, avec une mélodie plus négligée, mettant en avant le fond. Ca ne vaut pas le début, mais ça reste appréciable. A nouveau l'orchestration est de qualité, mais parfois j'en viens à me demander s'il n'y a pas aussi des instruments synthétiques... La trompette est par exemple douteuse, mais peu importe ! C'est sur un final brutal que s'achève Brass Wings, un bijou qu'on aura le plaisir de retrouver à la fin de l'album, dans une Another Version encore plus géniale que celle-ci. C'est dire...
- Like Squashing Grape : Un petit pas dans le syndrome Imperial Garden, maintenant. De nouveau, un orgue majestueux, des percussions pesantes et des chœurs fantastiques font leur apparition, créant une ambiance fabuleuse, mais drainant un sentiment d'affreuse terreur. C'est à nouveau très lourd, à cause des instruments qui veulent avant tout rendre une ambiance très inquiétante. Le résultat est réussi, évidemment, même si l'écoute est plus dure. L'orgue est présent du début à la fin, pour produire au mieux cet aspect majestueux de la track, mais ce qui est le plus remarquable à mon goût, ce sont les percussions additionnées aux chœurs, car ils en jettent beaucoup. En parlant de ces derniers, vers le milieu, ils font une série de "haaa..." qui appuie la terreur. Tout ceci n'est pas sans me rappeler les thèmes les plus glauques du Seigneur des Anneaux par exemple, comme quoi les RPG y sont liés la plupart du temps. Sinon, Like Squashing Grape est bien, mais sans plus.

- Interval of Freezed Time : C'est mon thème préféré. Je préfère le dire dès le départ, comme ça je n'aurais pas à le répéter sans cesse jusqu'à la fin, ce qui serait éprouvant pour vous, pauvres lecteurs. La première fois que j'ai entendu Interval of Freezed Time, ça a été la révélation. Après avoir écouté l'album d'une seule traite, c'est la piste sur laquelle je suis revenu le plus vite. Autant dire que j'étais vraiment sous le choc... Je ne savais pas que Motoi Sakuraba savait faire ce genre de chef-d'œuvre, et ça a fortement remonté son niveau dans mon estime. Rien que le nom est magique, il classe définitivement la musique dans les thèmes "glacés" et "spatiaux" de la bande originale, où figure par exemple Ice Crystal. Mais Interval of Freezed Time a quelque chose en plus, une magie qui a directement titillé mon âme de mélomane. Mais quels sont les ingrédients du Génie, pour cette piste ? C'est simple, Motoi a utilisé quelques éléments qui me rendent totalement fou. Une voix féminine, qui monte haut dans les aigus. Un chœur dominé par une voix d'enfant. Un piano d'une grande pureté. Une mélodie divine. Avec ça, je suis heureux... Après, il s'en dégage une atmosphère extraordinairement marquante, propulsant l'auditeur attentif dans l'espace, où l'infini et la froideur se mêlent. L'infini, où est-il dans la musique ? Dans la résonance... Et la froideur ? Dans les voix aiguës... Des ingrédients basiques, pour exprimer ce sentiment, mais le résultat est absolument fabuleux. Je pourrais m'étendre longtemps sur ce coup de génie, qui figure parmi mes musiques favorites de tonton Saku, mais je crois que ceci suffira... Même si après je trouverais que je ne me suis pas assez bien exprimé sur cette perle. Imaginez juste la passion d'un grand mélomane devant l'expression divine d'un de ses genres préférés, et vous comprendrez.
- Fallen Leaves : Ces feuilles tombées étaient déjà présentes sur le premier disque, mais leur apparition ici est sûrement la plus belle. Ce n'est pas que j'aime pas la flûte, car j'adore la version du CD1, mais l'ambiance est ici beaucoup plus belle à mon avis, car elle est en plein dans le trip spatial de Sakuraba, dans le même genre que l'extraordinaire Interval of Freezed Time. Tous les instruments de Fallen Leaves sont froids et purs, des chœurs aux bruits de fond, en passant par la harpe et le rythme. Splendeur est le Maître mot, car l'ambiance créée est tout simplement géniale. Une fois de plus, on se sent perdu dans l'espace interstellaire, ce qui n'est pas désagréable, surtout pour moi qui adore le cosmos. Le thème est d'ailleurs coupé en deux parties, la première principalement basée sur la mélodie chantée par les chœurs, et la seconde accompagnée d'un rythme inattendu, qui se mêle agréablement au reste. Le début est par contre ponctué de bruits de fond assez bien intégrés. Du début à la fin, Fallen Leaves en impose par sa pureté, que Sakuraba semble dompter dans Star Ocean : Till the End of Time... Et ce n'est pas de tout refus, d'ailleurs.
- Dark Flare : Attention, on touche le paroxysme... Autant dire que ça va bientôt faire mal. Dark Flare laisse ainsi un grand vide, et ça se remarque car ce n'est ni plus ni moins qu'une musique d'ambiance avec quelques morceaux de mélodie par-ci par-là. On n'est pas au niveau de l'excellence des tracks précédentes, bien évidemment, mais ça reste néanmoins une bonne musique. Enfin, si on la prend comme un thème ambiant, évidemment. Un bruit cristallin orne le fond, rappelant les pistes glacées, mais une sorte de "plic ploc", comme un robinet qui coule, vient briser cette ambiance. Le fond orchestral bâtit encore mieux l'atmosphère, qui s'avère au final extrêmement sombre. Des sons électroniques, lourds et pesants, sont également là, histoire d'appuyer le "Dark" du titre du thème. On sent bien que ce n'est pas la joie, mais ce n'est pas pour ça que je l'écouterai en boucle. Ha, il fallait bien des points faibles à ces deux disques divins, non ?

- Divine Indignation : Vous vous souvenez de Imperial Garden ? De Like Squashing Grape ? Voici leur réminiscence, sous la forme d'un thème de boss au-delà de mes espérances. Le début rappelle immédiatement les thèmes que je viens de citer, avec des chœurs terrifiants et une mélodie sombre, sans oublier les cloches et les percussions imposantes... Mais tout cela s'envole bien vite, avec l'apparition de cors et d'un rythme plus violent. Résultat : c'est entraînant à souhait, surtout quand des chœurs s'y mélangent, avec une envolée bercée par les violons. Ensuite, grand vide, rempli de harpe (magique) et de quelques envolées de cordes. On imagine difficilement se battre sur autant de beauté, retenant sûrement ses coups pour ne pas gâcher la musique. Une rapide montée héroïque, au milieu, est rompue par un retour au vide, que la harpe orne de sa tonalité tragique. Puis progressivement les cordes reviennent, avec finalement les chœurs et les cors pour dynamiser le tout. La fin replonge finalement dans un passage tout doux, que Sakuraba semble adorer... C'est vraiment magnifique, je ne vois pas comment le dire autrement...
- Despair Road : Des accords de harpe, reprenant The Dawn of Wisdom, débutent cette musique finale, dont la splendeur risque de rester longtemps dans la mémoire des joueurs... Un sentiment de renouveau, et de joie encore dissimulée, se fait bien vite remarquer, contribuant à rendre le thème "typiquement final", si j'ose dire. Un autre détail fort appréciable, c'est l'ambiance à la Ice Crystal / Interval of Freezed Time / Fallen Leaves, enfin vous voyez de quoi je veux parler. Sakuraba donne aux instruments une aura de Génie, qui donne immédiatement le sourire. Quelques élans de l'orchestre se font ressentir, avec des chœurs négligés. C'est vraiment excellent, parce que c'est beau, surtout lorsque le piano, qui apparaît au milieu, se charge de la mélodie ! Mais attention... Malgré ce début plein de pureté, comme on l'adore, la fin laisse place à l'orchestre en lui-même, avec ces chœurs géniaux qui reviennent tout au long de l'OST. Et le final... Un piano débarque, jouant l'excellente mélodie de l'introduction, sur un ton magique qui donne un air triomphal... Ha !!! Je crois que je deviens fan de Motoi, vu le flot d'adjectifs positifs que je déverse... Bah... Vu sa performance sur ce Volume 1, autant ne pas s'en priver. Surtout quand on écoute Despair Road, qui est fabuleuse...
- Brilliant Future : Et voilà, c'est terminé... Maintenant, Motoi annonce un futur "brilliant", au vu de ce morceau, qui réussit à propulser dans l'avenir, tout en exprimant du bonheur. L'instrument utilisé, une boîte à musique au son résonnant, contribue à rendre la musique comme cela... La mélodie est jolie, plutôt apaisante, montrant la joie d'un futur heureux. Elle s'étend tout le long des 3 minutes 45 de la track, ce qui fait qu'elle est assez longue, mais on ne s'en lasse pas. Le fait que le son soit résonnant appuie ce sentiment de "flash-back" si j'ose dire, ce qui est un peu illogique car on se place dans le futur. J'hésite à utiliser le terme de projection... Enfin bref, c'est une nouvelle ère qui est décrite dans Brilliant Future, un thème beau et lumineux, comme il n'y en a pas d'autres dans l'OST.
Bonus Track
- Brass Wings (Another Ver.) : Vous vous souvenez de Brass Wings, évidemment. Elle était excellente dans sa version normale. Mais saviez-vous qu'elle était encore plus fantastique dans cette Another Version ? Motoi Sakuraba se fait assurément plaisir, tout en faisant profiter ses fans. En effet, on retrouve là tous les ingrédients du style du compositeur, c'est à dire 100% épique. A la Shining Force III, par exemple. Mais en mieux ! En effet, Brass Wings bénéficie d'une orchestration divine, le tout additionné au fait que la mélodie originale était déjà excellente, sans oublier que la touche spéciale de Sakuraba donne un charme particulier... On se sent, l'espace de 3 minutes, comme un véritable héros, qui domine son monde, avec ses ailes de cuivre. Cette marche vers la victoire reprend globalement une structure identique à la version normale, mais c'est épique du début à la fin, avec tous ces éléments qui font que Motoi est immédiatement identifiable, comme par exemple la harpe en fond, rendant plus léger l'envol. Du fait qu'on ne perd pas une seule seconde l'héroïsme, je peux déclarer Brass Wings (Another Ver.) plus belle encore que Brass Wings normale. Qui me contredira ?
Conclusion :
Oh la vache !!! Voilà une exclamation qui a dû revenir souvent, dans la bouche des mélomanes à l'écoute de Star Ocean : Till the End of Time Original Soundtrack Vol.1 ! Avec ces deux premiers disques, Motoi Sakuraba signe un retour en trombe dans l'univers du jeu. Tales of Destiny 2, en décembre dernier, n'avait pas rendu au mieux son talent, et c'est normal vu l'ampleur réduite du jeu... Avec la dernière superproduction de tri-Ace, Saku ne pouvait pas manquer son coup. Résultat partiel (car il y a deux volumes, ne l'oublions pas) : c'est hallucinant ! Presque tout est orchestré, et ça se remarque d'emblée. Malgré cela, on s'habitue vite à entendre des chœurs dans un thème "in-game", par exemple...
Alternant entre pistes héroïques, typiques chez Sakuraba, et thèmes plus froids, spatiaux, dont la beauté est la plus pure de tout l'album, sans oublier quelques thèmes d'ambiance plus ou moins inquiétants, cette Original Soundtrack Volume 1 est, sans nul doute, le travail le plus abouti de l'homme. Quasiment à chaque piste, on se réjouit de la qualité de la musique et de l'orchestration, ce qui est le doublet gagnant à mon humble avis.
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