
Né le 6 février 1968 à Tokyo, Japon
Etudes : Université des Arts de Tokyo
Entrée chez Konami : 1993
Principales créations : Silent Hill
Boissons préférées : café
Plats préférés : farine de graînes de soja
Musiques préférées : ce qui est illogique et original
Films préférés : Bound
Equipement : ROLAND JD-800, ROLAND JP-8080, ROLAND TB-303, ROLAND MKS-80, ROLAND DJ-70, ROLAND VP-9000, SEQUENCIAL CIRCUIT PROPHET-5, OBERHEIM OB-MX, MEMORY MOOG, ENSONIQ VFX, AKAI VX-600, KORG PROPHECY...
Matériel sonore : Emagic LOGIC AUDIO, Emagic EXS24, Emagic amt8, Phrazer Infinity...
Instruments joués : guitare
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Akira Yamaoka est né à Tokyo le 6 février 1968. L'histoire d'amour entre lui et la musique n'a vraiment commencé que quand il a gagné sa majorité. Avant ses 19 ans, âge auquel il voulut véritablement composer tout seul, il aspirait à devenir potier et travailler la céramique. Mais, faisant partie d'un groupe de punk rock alors qu'il était encore au lycée, tout a basculé. Désireux par la suite de faire ses propres musiques, il s'acheta un ordinateur avec un logiciel de composition.
Auteur autodidacte, ne sachant même pas lire ou écrire de partitions, Akira Yamaoka est très fortement inspiré par le groupe Visage, et plus particulièrement Steve Strange. Les groupes britanniques des années 80 sont pour lui une grande source d'inspiration, même si cela ne se ressent pas dans ses compositions vidéoludiques. En sortant du lycée, Akira fait un tour dans l'Université des Arts de Tokyo, pour étudier le design intérieur et industriel, mais cela n'a pas été concluant.
En 1993, la musique deviendra finalement le domaine de Yamaoka-san, puisqu'il entre chez Konami. Son premier jeu sera sur Super Famicom et Mega Drive, il s'agit de Sparkster. Dès lors, il a commencé à composer multitude de musiques pour les différents softs de la firme. Se faire connaître ? Non, pas encore à cette époque là... C'est quand la PlayStation déboulera sur le marché qu'il deviendra connu. Avec Speed King (Road Rage) d'abord... Mais aussi et surtout avec Silent Hill, en 1999, la véritable révélation.
A partir de là, ce talentueux compositeur a été placé au firmament des génies des musiques de jeux. La PlayStation 2 lui donne une nouvelle occasion de s'exprimer au mieux. En 2001, Silent Hill 2 arrive sur le marché vidéoludique et s'impose comme la référence en matière de jeux à suspense. Ses musiques, encore plus profondes que dans le premier Silent Hill, contribuent d'une manière presque vitale à l'ambiance terrifiante du titre. L'introduction, le fameux "Theme of Laura", reste d'ailleurs la piste favorite de Akira. On y ressent ses influences...
En 2002, il participe avec Sota Fujimori à la composition des musiques de Shin Contra (Contra : Shattered Soldier en Europe) sur PlayStation 2. Mais ce retour passe totalement inaperçu, car tous les yeux sont tournés vers la nouvelle merveille de Konami, qui sort finalement en 2003... Il s'agit de Silent Hill 3, tout simplement l'aboutissement du talent d'Akira Yamaoka. Une puissance énorme se dégage de ses thèmes, transformant littéralement le jeu. D'ailleurs, son talent pour la musique l'a aidé à gagner un grade plus élevé dans l'équipe : il est maintenant devenu producteur. Ce qui fait qu'il peut influencer la création du joujou. Pas mal, non ?
A peine un an plus tard, en 2004, c'est au tour du 4ème épisode de pointer le bout de son nez. Il s'appelle Silent Hill 4 : The Room, et poursuit dans la voie déjà exploitée. Yamaoka-san reste producteur et évidemment compositeur, ce qu'il fait qu'il devient le principal instigateur de l'atmosphère si terrifiante et dérangeante du jeu.
Avec tant de succès, à tel point que les bandes originales des Silent Hill sortent même en Europe (merci Konami), Akira Yamaoka ne peut qu'être respecté. Certes, il a fait des travaux moins importants que la fameuse série de jeux d'horreur, mais il est polyvalent, et ça c'est déjà une qualité... Son plus gros défaut est malheureusement souvent choquant : il n'a aucune modestie. Il suffit de lire les diverses interviews qu'il a donné pour s'en rendre compte. Il ne se prend vraiment pas pour n'importe qui... Et, finalement... Peut-être qu'il a raison...
Biographie écrite par KujaFFman pour Squaremusic uniquement